Direction de la Maison de la Mélanésie - Paul de Deckker

L'association de la Maison de la Mélanésie a un président : Paul de Deckker depuis la création de l'association en 2008 jusqu'à son décès en 2009 ; depuis : Jean-Yves Faberon. 

Le Centre de recherches "Maison de la Mélanésie" dispose depuis son origine de deux co-directeurs : l'un, parfaitement anglophone, connaisseur de la Mélanésie anglophone (d'abord Paul de Deckker, puis Armand Hage) ; l'autre connaisseur de la Mélanésie francophone et notamment de la Nouvelle Calédonie (Jean-Yves Faberon).

En 2016, la Maison de la Mélanésie - Paul de Deckker se dote du présent site internet, dont l'administratrice est Florence Faberon. 


 

 

Jean-Yves Faberon Maison de la Mélanésie

Jean-Yves FABERON

Président de l’association
Co directeur de la Maison de la Mélanésie

 

Jean-Yves FABERON, né en 1947 à Alger, y suit ses études jusqu’au baccalauréat en 1965. Il étudie alors le droit à Aix en Provence puis Montpellier où il obtient ses diplômes de troisième cycle de Droit public ainsi que de Sciences politiques. Il devient en 1971 Assistant de Droit public à la Faculté de Droit de Montpellier. Il est Docteur en Droit public dès 1975, soutenant sa thèse d’État sur « Les institutions politiques de l’Algérie depuis l’indépendance » devant la Faculté de Droit de Montpellier, où il continue sa carrière d’enseignant-chercheur.
 
Il se spécialise en droit de l’environnement et plus particulièrement en droit de la maîtrise de l’énergie, où il publie plusieurs ouvrages. Il devient membre de la Société française pour le Droit de l’Environnement dès sa fondation en 1976, puis est membre fondateur du Centre de recherches et d’études administratives de Montpellier.
 
En 1985, il devient Maître Assistant de Droit public à l’Université Montpellier I et Maître de conférences en 1988. Il est directeur d’UFR à la Faculté de Droit de Montpellier de 1988 à 1990.
 
1990 marque une nouvelle orientation décisive pour Jean-Yves Faberon. Il demande sa mutation à la toute nouvelle Université française du Pacifique, au Centre universitaire de Nouvelle-Calédonie, à Nouméa. Il s’y signale par la création du Centre de recherches juridiques et l’organisation de plusieurs journées d’études et colloques dans le champ de recherches des spécificités institutionnelles des territoires d’outre-mer. Dès lors Jean-Yves Faberon ne cesse de s’investir dans ce secteur contribuant ainsi à la réactivation des recherches dans ce qui avait eu par le passé son heure de gloire sous l’intitulé de « Législation coloniale » et qu’il convenait de réhabiliter par l’étude des multiples facettes du nouveau droit des outre-mers.
 
Jean-Yves Faberon devient Professeur des universités en 1993 et est nommé au Centre universitaire de Polynésie française de l’Université française du Pacifique, à Papeete. Il dirige ce Centre universitaire de 1994 à 1996. Il y crée un nouveau Centre de recherches juridiques, poursuivant l’animation de manifestations relatives aux différents aspects des institutions territoriales.
 
Puis il demande sa mutation à l’Université Montpellier I où il s’applique dès 1997 à implanter un organisme national de recherches dans le champ du droit d’outre-mer : l’Institut de Droit d’outre-mer, IDOM. Celui-ci est installé à la Faculté de Droit de Montpellier, d’abord avec l’aide du secrétariat d’Etat à l’outre-mer, puis est reconnu comme Équipe d’accueil par la Direction de la Recherche, dans le cadre des relations contractuelles entre le Ministère et l’Université.
 
Très vite, l’IDOM développe sa bibliothèque et devient un carrefour fréquenté par les différents chercheurs en sciences sociales relatives à l’outre-mer. Jean-Yves Faberon organise les colloques annuels de l’IDOM qui se tiennent alternativement en métropole et outre-mer et deviennent les rendez-vous très fréquentés des chercheurs et praticiens des différents outremers et de la métropole. L’annuaire de l’IDOM atteint une centaine de membres.
 
Actes des colloques de l’Institut de Droit d’outre-mer (IDOM) dirigés ou codirigés par Jean-Yves Faberon
 
        • 1997 : L’avenir statutaire de la Nouvelle-Calédonie (La Documentation française, 1997)
        • 1998 : Les autochtones français : populations ? peuples ? (Droits et cultures n° 37, 1999)
        • 1998 : Identité, nationalité et citoyenneté outre-mer  (CHEAM – Documentation française 1999)
        • 1999 : L’évolution du statut de département d’outre-mer (Presses universitaires d’Aix-Marseille, 1999)
        • 1999 : La souveraineté partagée en Nouvelle-Calédonie et en droit comparé (La Documentation française, 2000)
        • 2000 : La mer outre-mer (L’Harmattan, 2001)
        • 2001 : La loi d’orientation pour l’outre-mer (Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2001)
        • 2002 : L’État pluriculturel et les droits aux différences (Bruylant, 2003)
        • 2003 : L’outre-mer français : la nouvelle donne institutionnelle (La Documentation française, 2004)
 
Jean-Yves Faberon est consulté en tant qu’expert du Droit d’outre-mer par diverses instances, comme la mission parlementaire sur l’évolution du statut de département d’outre-mer (1999), et le Conseil général de Haute Corse, sur l’évolution statutaire de la collectivité territoriale de Corse (2000) ; il est membre de l’instance d’évaluation de la politique du logement social outremer du commissariat général du plan (2000). Il est invité par diverses universités étrangères : Université Laval au Québec, Université de Naples II, Université de Marrakech, ou encore Ecole nationale d’administration publique de Rabat.
 
En France, il donne des conférences annuelles sur la situation statutaire évolutive des outre-mers au Centre des hautes études sur l’Afrique et l’Asie moderne (service du Premier ministre à Paris) et par ailleurs à la Faculté de Droit canonique de l’Institut de théologie de Paris.
 
Mais Jean-Yves Faberon souhaite travailler à nouveau outre-mer même et revient à partir de 2001 à Nouméa, où il est alors en poste à l’Université de la Nouvelle-Calédonie puis comme Délégué régional pour la Nouvelle-Calédonie du Centre National d’enseignement à distance, le CNED.
 
Toujours en lien avec l’IDOM, transféré quant à lui à l’Université d’Aix-Marseille, il collabore activement avec l’Institut des mondes océaniens et australasien (IMOA) équipe d’accueil de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, structure pluridisciplinaire dirigée par Paul de Deckker, professeur d’anthropologie sociale et culturelle et par ailleurs président de l’université.
 
En 2008, IMOA se transforme en Maison de la Mélanésie, dont les deux co directeurs sont Paul de Deckker et Jean-Yves Faberon. À la fin de cette année, Jean-Yves Faberon prend sa retraite et se consacre désormais à la Maison de la Mélanésie, pour laquelle il organise un colloque chaque année. Paul de Deccker décédé prématurément en 2009, Jean-Yves Faberon assure désormais la direction de la Maison de la Mélanésie avec Armand Hage, professeur de langue et civilisation américaines.
Les colloques de la Maison de la Mélanésie font tous l’objet d’une publication.
 
La Nouvelle-Calédonie pour l’intégration mélanésienne, sous la direction de Paul de Deckker et Jean-Yves Faberon, L’Harmattan, 2009, 261 p. (paru en anglais : New-Caledonia and Melanesian Unity, The New Pacific Review, vol. 1, n° 2, 2009).
 
Risques majeurs et institutions en Nouvelle-Calédonie, sous la direction de Bernard Chérioux et Jean-Yves Faberon. Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2010, 420 p.
 
Destins des collectivités politiques d’Océanie, sous la direction de Jean-Yves Faberon, Viviane Fayaud et Jean-Marc Regnault, Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2011, 2 volumes, 878 p.
 
Peuple premier et cohésion sociale : identités et rééquilibrages, sous la direction de Jean-Yves Faberon et Thierry Mennesson,Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2012, 479 p.
 
Religion et société en Nouvelle-Calédonie et en Océanie, sous la direction de Florence Faberon et Jean-Yves Faberon, Presses du Centre Michel de l’Hospital de l’Université d’Auvergne, 2013, 480 p.
 
Jean-Yves Faberon a dirigé plusieurs thèses de droit public à l’Université Montpellier I.
 
Il a fondé à Nouméa en 2003 et dirigé la Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie.
 
Il a été rapporteur de synthèse de la 14ème conférence judiciaire des Pays du Pacifique sud (Nouméa, 24 au 28 septembre 2001).
 
Il a été responsable de l’atelier « Organisation institutionnelle » des assises de l’enseignement en Nouvelle-Calédonie (2002) et co-auteur des travaux publiés sous le titre Pour une école de la réussite (Centre de documentation pédagogique, Nouméa 2003).
 
 
Autres publications principales :
 
  - Auteur individuel de :
 
La Nouvelle-Calédonie, laboratoire de statuts de territoire d’outre-mer (Société des études historiques de Nouvelle-Calédonie, 1992)
Des institutions pour un pays. La Nouvelle-Calédonie en devenir (avec une préface du président et du vice-président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie), Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2012, 291 p.
 
  - Co auteur, avec Jacques Ziller, de : Droit des collectivités d’outre-mer, LGDJ (Manuel), 2007, 546 p.
 
  - Direction d’ouvrages collectifs
 
        • Droit de l’environnement et Nouvelle-Calédonie (Revue juridique de l’environnement n° hors série 1993)
        • Le régime législatif de la Nouvelle-Calédonie (Dalloz, 1994)
        • Le statut du territoire de Polynésie française (Economica, 1996)
 
  - Ouvrages codirigés
 
        • avec Paul de Deckker : Custom and the Law (Asia Pacific Press, 2001)
        • avec François Garde : 101 mots pour comprendre les institutions de la Nouvelle-Calédonie (Éditions Ile de lumière, Nouméa, 2002)
        • avec Jacques Ziller : Les outre-mers entre décentralisation, intégration européenne et mondialisation (n° 101 de la Revue française d’Administration publique)
        • avec Paul de Deckker, Chantal Le Guillou et Luc Steinmetz : L’outre-mer français dans le Pacifique (Éditions Sceren – CDP, Nouméa, 2003)
 
  - Recueil de documents (et présentation)
 
        • L’accord de Nouméa, la loi organique et autres documents juridiques et politiques de la Nouvelle-Calédonie (Éditions Ile de lumière, Nouméa, 2004)

 

Adresse postale : BP 8685 98807 Nouméa cedex
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Armand Hage Maison de la Mélanésie

Armand Hage

co directeur de la Maison de la Mélanésie

Armand Hage est né en 1944 à Beyrouth.

Il est professeur des universités honoraire en littératures et civilisations anglo-saxonnes. Ses domaines privilégiés sont la littérature et la civilisation américaines, la traduction et la phonétique anglaise, domaines où il a assuré des cours pendant de nombreuses années.

Agrégé d’Anglais, il est Docteur d’État en Anglais (littérature américaine). Sa thèse de doctorat d’État soutenue en 1994 devant l’Université de Nancy II portait sur “O. Henry, conteur et humoriste”. (O. Henry est un auteur américain qui a écrit à New York au cours de la première décennie du XXème siècle).
Il est également titulaire d’une licence ès sciences économiques et d’un DEUG de droit.
Il a exercé ses fonctions successivement aux lycées d’Orléans, de Nice, à l’Université de Marrakech puis à l’Université de la Nouvelle-Calédonie.

Armand Hage est l’auteur de nombreux ouvrages sur la civilisation américaine et sur le lexique français-anglais. Il a également publié de nombreux articles sur la civilisation et la littérature américaines. Un certain nombre de ses recherches portent sur les questions posées par le Pacifique américain, avec des articles notamment sur Guam et sur la Micronésie. Guam nous intéresse particulièrement car son statut rappelle celui de territoire/pays/collectivité d’outre-mer, au même titre que la Nouvelle-Calédonie.
 
Sélection de publications :
        • Le système judiciaire américain, Paris : Ellipses, 2000
        • Le capitalisme américain, Paris : Ellipses, 2000
        • Censure et liberté aux Etats-Unis, Paris : Ellipses, 2001
        • Les élections présidentielles américaines, Paris : Ellipses, 2003
        • Dictionnaire d’idiomatismes français-anglais, Paris : Ellipses, 2006
        • Histoire des relations franco-américaines, Paris : Ellipses, 2010.

 

Adresse postale : 18 impasse Minniti. 98800 Nouméa
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Léon Wamytan

secrétaire général de la Maison de la Mélanésie
 
LéonLéon Wamytan est né en 1962 à Nouméa.

Il fait ses études supérieures aux Universités de Paris XIII, Paris X et à l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Là, dans le cadre du DEA d’anthropologie du président de Deckker, il soutient brillamment en 2002 un mémoire sur les tribus de Nouvelle Calédonie avec l'exemple des anciennes réductions de La Conception et de Saint Louis.

Il devient en 2013 le premier Docteur en droit public kanak en soutenant
devant l’université d’Auvergne une thèse remarquée (mention très honorable
et félicitations du jury) sur “Peuple kanak et droit français. Du droit de la colonisation au droit de la décolonisation, l’égalité en question”, publiée au Centre de documentation pédagogique de la Nouvelle-Calédonie. C’est chez ce même éditeur qu’il co dirige l’ouvrage collectif “101 mots pour comprendre la coutume kanak et ses institutions” (2016).

Il poursuit une carrière administrative qui le conduit du service des affaires coutumières jusqu’au poste de secrétaire général adjoint du gouvernement
de la Nouvelle-Calédonie qu’il occupe actuellement.

 

 

 

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Frédéric Angleviel Maison de la Mélanésie

Frederic Angleviel

secrétaire adjoint de la Maison de la Mélanésie

Calédonien né en 1961 à Nouméa, il fait ses études en histoire, géographie et anthropologie à Montpellier et à Bordeaux. Il a soutenu sa thèse d’histoire consacrée à Wallis et Futuna devant l’Université de Montpellier. Il a obtenu son Habilitation à diriger les recherches portant sur l’historiographie de la Nouvelle-Calédonie à l’ Université de Lille. Professeur à l’école normale de Nouméa, il devient en 1990 directeur du Centre de Recherche et de Documentation Pédagogique. Il est ensuite élu maître de conférences d’histoire (1993-2004) puis professeur des universités d’histoire (2004-2008).

Il a longtemps structuré sa recherche selon trois axes majeurs : contacts religieux ; questions identitaires ; sources historiques.

Aujourd’hui, il s’intéresse plus particulièrement à l’histoire des temps présents. Il est actuellement historien libéral et responsable de la rédaction des rapports pour la commission des sites et monuments de la province Sud de Nouvelle-Calédonie. Intéressé par les recherches dans le champ mémoriel, il développe actuellement plusieurs projets audiovisuels : documentaire sur l’histoire générale de la Nouvelle-Calédonie ou encore un bouquet de mémoires d’anciens de Farino.

Auteur de onze ouvrages dont une “Historiographie de la Nouvelle-Calédonie ou l’émergence tardive de deux écoles historiques antipodéennes” (Publibook, 2003), il a aussi coordonné quinze publications collectives dont “L'histoire de la Franconésie. Approches croisées” (Les Indes savantes, 2009) et “Wallis et Futuna. 3500 ans d'histoire” (GRHOC, 2014). Il dirige deux collections aux éditions L’Harmattan et est éditeur associatif au titre du Groupe de Recherche en Histoire Océanienne Contemporaine qu’il a créé en 1996. Il dirige la collection “101 mots pour comprendre...” aujourd’hui éditée par le Centre de documentation pédagogique de Nouvelle-Calédonie. Il a créé avec Paul Fizin la collection « Paroles mélanésiennes » aux Éditions Édilivre.

 

Adresse postale : BP 920. 98845 Nouméa cedex
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Ilaisaane Lauouvéa

Ilaisaane LAUOUVEA
Ilaisaane LAUOUVEA est née en 1970 à Nouméa.

Elle commence ses études supérieures de droit à l’Université Française du Pacifique, Centre universitaire de Nouvelle-Calédonie, puis à l’Université Paris X où elle obtient une maitrise de Sciences Politiques. Elle poursuit ensuite une carrière politique en Nouvelle-Calédonie : élue au conseil municipal du Mont-Dore (2001-2007), à l’assemblée de la province Sud et au congrès de la Nouvelle-Calédonie (2009-2014), ancienne présidente de la commission permanente du congrès (2013-2014)

En 2016 et 2017, elle effectue un séjour de perfectionnement linguistique en anglais à Canberra en Australie ainsi que des études de troisième cycle en géopolitique internationale, et devient titulaire du Master of Public Policy in International Policy de l’Australian National University.

 

 

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